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Un conseil municipal surréaliste

Les efforts conjugués de Mamar Djeroro et de Xavier Odo pour mettre en difficulté le maire et la majorité
municipale n’ont en rien destabilisé l’exécutif qui, d’une seule voix, a renvoyé cette nouvelle opposition à géométrie
variable dans ses 22 mètres. Les Grignerot(e)s présents dans la salle et celles et ceux qui ont visionné
le film du conseil municipal ont été unanimes : « c’est qui ces deux zozos qui vocifèrent et qui ne respectent ni
la fonction de maire ni le règlement du conseil municipal ? C’est le degré zéro de la politique !

SCHIZOPHRÉNIE POLITIQUE ET ÉGO SURDIMENSIONNÉ.

Effectivement, nous sommes très
loin d’un débat constructif et
apaisé sur la gestion des affaires
publiques. Depuis que Mamar
Djeroro s’est exclu de l’exécutif
pour s’être désolidarisé du budget
municipal en s’abstenant sur
une délibération qui touchait à
l’équilibre même du budget,
force est de constater qu’il voue
une haine farouche au maire et
aux élus qui l’ont poussé vers la
sortie. Cela ne devrait pas lui
permettre de se sentir autorisé à
affirmer quelques contrevérités
notoires, faute d’arguments et
surtout, de voler au secours de la
droite locale à chaque fois qu’il
le peut, tout en votant les délibérations
avec la majorité. Cette
schizophrénie ne durera qu’un
temps, celui qui permet à chacun
de constater qu’après s’être
exclu de l’exécutif, il est en train
de s’exclure, tout seul, de la
majorité municipale. Rappelons,
aussi, que celui qui se qualifie
en permanence de « premier
socialiste de Grigny » a réussi
l’exploit, jamais égalé à ce jour
et en douze mois : de faire exploser
le groupe PS en 3 entités distinctes
après que ses camarades
lui en aient retiré la présidence ;
de se faire exclure de l’exécutif
par la majorité municipale - et
non pas par le maire seul comme
il aime à le proclamer – et de
passer dans l’opposition systématique
lors des débats en
conseil municipal. Belle performance
qui ne surprendra pas
celle et ceux qui on noté chez cet
élu municipal une propension à
développer un égo surdimensionné
qui lui ôte toute possibilité
de réflexion et d’analyse.
Le plus triste dans ce dossier,
mais qui n’étonnera personne,
est que ni la section locale du
PS, ni la fédération alertées par
le maire, ne trouvent à redire à
ce comportement curieux et
quelque peu suicidaire. On
savait que le PS au niveau
national était une pétaudière et
l’on constate que le local est
dans le même état.

CHIPIER REVIENS, ILS SONT DEVENUS FOUS !

Le cas Xavier Odo est aussi très
intéressant. Même si nous l’étudions
depuis fort longtemps, il
mérite que l’on s’y arrête un peu.
Ce représentant et porte parole
local de l’UMP et qui ne cache
pas son admiration pour
Sarkozy se sent pousser des ailes
dès qu’il sent une faille dans la
majorité municipale. Il devient
alors agressif et vulgaire. La
vocifération solitaire est une de
ses spécialités au conseil municipal.
Sa phrase fétiche étant
« soyons sérieux » il serait intéressant
qu’il s’applique ce
sérieux à lui-même en évitant de
marteler que le fait d’appliquer
le règlement du conseil municipal
qui a été voté à la grande
majorité de ses membres est un
acte antidémocratique. A
Grigny, pour la clarté des débats
et pour éviter les débordements
les prises de paroles sont limités
à 2 par délibération et par élu et
leur durée ne peut pas dépasser
2mn. Rappelons pour mémoire
que dans certaines villes qui
sont souvent citées en exemple
par l’UMP locale c’est 3mn par
groupe politique et par délibération
 ! Mais, avec M. Odo l’herbe
est toujours plus verte dans le pré
du voisin surtout s’il appartient
à l’UMP. Xavier Odo, c’est l’ambition
démesurée du jeune loup
UMP sans les moyens qui vont
avec. Et l’on sait que l’ambition
est mauvaise conseillère, au
point de lui faire dire quelques
âneries impardonnables, surtout
quand il s’échine à défendre l’école
privée dont il est l’un des
fervents défenseurs et qu’il pratique
dans sa vie professionnelle.
Il est directeur d’un collège
privé... catholique. On en arrive
à regretter Bernard Chipier qui,
lui au moins, avait su garder le
respect des institutions et de la
fonction de maire, tout en
connaissant, sur le bout des
doigts, les sujets abordés.

LA SOLITUDE DU JEUNE LOUP

Notons, aussi, que les colistiers
de M. Odo ne lui facilitent pas
la tâche, eux qui ont du mal à
saisir le fonctionnement municipal
et qui, effectivement, ne
comprennent pas tout. Un sentiment
de solitude se lit, parfois
dans les yeux du leader de
l’UMP. Mais qui s’efface bien
vite lorsque M. Djeroro porte une
estocade en direction de la
majorité. Son visage s’éclaire
soudain.. et il jubile. On a les
petits plaisirs que l’on mérite.

Le CITOYEN


 
 
 
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