{id_article}
 

Obama : victoire d’un symbole érigé par la Finance

En se référant aux contenus des titres des médias complices, le 4 novembre 2008 est devenu « un 11 septembre à l’envers » Comme si dans l’Histoire, l’Ouest de nos crépuscules brille à nouveau d’une lumière d’aurore. Certes, l’élection du premier Président noir à la Maison Blanche a une valeur hautement symbolique. Mais n’oublions pas que c’est toujours le milieu financier qui décide.

« Obama : la 51 ème étoile » ; « Un 11 septembre à l’envers »… Ces titres sonnent faux comme le fameux « Nous sommes tous américains » de J.-M. Colombani publié à la Une du Monde sept ans plus tôt, dés le lendemain des attentats. Entre la couleur de peau du candidat Démocrate et « l’american dream », les symboles sont manipulés pour mieux masquer la réalité : Républicain ou Démocrate, cette orientation politique n’a jamais empêché les lobbys financiers de gouverner, hier les états-Unis, et aujourd’hui la planète entière.

On serait tenté de penser que les origines et le parcours d’Obama vont modifier les orientations de la politique étrangère des Etats-Unis, jusque là limitée par l’axe du « bien » et du « mal ».
Parce que le candidat Obama a défendu, le temps d’une campagne, une politique étrangère multilatérale. Donc, une politique étrangère contraire à celle de G.W. Bush. Il n’en sera rien.

D’abord parce que l’isolationnisme et le protectionnisme sont chers aux Démocrates (C.F les années Clinton). Ensuite, parce que l’impérialisme américain a toujours servi des intérêts privés. Ce sont les mêmes qui ont financé une partie de la campagne d’Obama (la plus chère de l’Histoire), et qui lui indiqueront le cap à tenir pendant les quatre prochaines années.
Car à travers le prisme subtil de la géopolitique, la mafia financière a tout intérêt à ne pas rétrécir l’Atlantique. Et l’élection d’Obama lui permet d’enrayer un anti-américanisme devenu dangereux pour elle en Europe, sans pour autant rompre avec l’arrogance nécessaire à la domination les marchés.

« A chaque époque, une nouvelle génération s’est levée pour faire ce qui devait être fait », expliquait Barack Obama le jour de sa candidature à l’investiture.

La génération du XXI éme siècle devra choisir entre l’usage de l’intelligence indispensable au dialogue intransigeant des cultures, ou le choc des civilisations qui à l’instar des aventures sanglantes en Irak ou en Afghanistan, ne fait qu’augmenter les profits de quelques groupes financiers.


 
 
 
Forum lié à cet article

 
 
Les derniers articles
 
Fils de nouvelles RSS

Hello world ! [tiré de Oulala le 4 juin 2021]

Le monde d’après [tiré de Oulala le 24 juillet 2015]

Le commerce de la mort [tiré de Oulala le 24 juillet 2015]

0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 25 | 30 | 35 | 40 | ... | 1965

Thèmes