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Les gros sous et les petits soucis de Monsieur Sarkozy

En médiatisation, option pipolisation, Sarkozy s’est surpassé en 2007, mais mécaniquement, le retour de balancier a révélé la véritable identité du nouveau locataire de l’Elysée : un Président inculte, narcissique, totalement indigne de la fonction qu’il exerce.

Cette baisse vertigineuse dans les sondages démontre que cette révélation a le mérite d’ouvrir les yeux de tous ces pauvres gens qui pensaient que Sarko était le Messie venu les sauver...

Ils ont découvert à la place, un VRP du MEDEF, qui n’hésite pas à brader les richesses du pays, au nom d’une mondialisation dictée par l’OMC pour le profit de quelques groupes transnationaux.
Un député de Gauche a brillamment brossé le portrait du nouveau Président : « On dirait le patron d’une petite start’up qui se retrouve à la tête d’une multinationale ».

Et faux-jeton avec ça !

David Martinon, jeune « sherpa » promu à l’Elysée en a récemment fait les frais : le 24 janvier, le porte-parole de l’Elysée déclarait à propos des élections municipales « De toute manière, la lecture qu’en feront les Français au soir des municipales sera forcément politique et nationale. Donc le Président entend donner une dimension politique à ces élections. » Il ne croyait pas si bien dire puisqu’après le soutien « à mort » promis par le fils du patron, David Martinon est effectivement mort... politiquement ! En l’évinçant de la Mairie de Neuilly et en semant la panique dans les listes UMP, Nicolas Sarkozy a effectivement révélé la dimension politique et nationale de ces élections...

Ainsi, des rats dissidents quittent le navire UMP à l’instar des collabos qui jadis, se découvraient un talent caché dans la Résistance au moment où le vent tournait...

Pendant ce temps là, les entreprises françaises du CAC 40 ont publié leurs bénéfices ces derniers jours.
Le cru 2007 est encore une fois exceptionnel (en dehors de la Société générale...) : les excellents résultats de Total et Arcelor-Mittal (respectivement 12,2 et 7,5 milliards d’euros) ou ceux de BNP Paribas, (7,8 milliards) prouvent que la baisse du pouvoir d’achat n’est pas un problème pour tout le monde. Idem pour Sanofi dont le bénéfice net a progressé de 1% à 7,1 milliards.

Faut-il se plaindre de tous ces profits ? L’argumentation de ceux qui répondent non est connue. En résumé, c’est : ce qui est bon pour les entreprises françaises est bon pour la France.

La question centrale, selon nous, c’est plutôt : comment tous ces super-profits sont réalisés, et comment sont-ils employés ? Et là, la réponse est plus gênante pour les bénéficiaires.

Car, pour parvenir à ces performances, il faut d’abord recourir à la modération salariale. Ensuite, cet argent gagné sert avant tout à augmenter les dividendes des actionnaires qui, eux, ne sont pour pas pour grand chose dans la performance. L’effort demandé pour obtenir ces profits - exclusivement aux salariés - et la redistribution de ces profits sont donc injustes.

Ce que dénonce d’ailleurs à juste titre la CGT. Le syndicat fait remarquer que chez Sanofi, le dividende par action devrait bondir de 18,3%, alors que la direction ne propose que 2,2% d’augmentation des salaires en 2008...
Moralité : l’arithmétique boursière n’est pas une science, mais le quotidien terne de l’usurier et la France nous semble n’être plus qu’une officine crasseuse dirigée par une Droite complice, donc profondément malhonnête.

C.G.


 
 
 
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