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Se donner les moyens de la résistance

Le gouvernement accélère
la fauche des services
publics. Le Citoyen et son
candidat aux Législatives des
10 et 17 juin 2007, René
BALME, se mettent dans la
peau de celles et ceux qui n’ont
plus rien à perdre : l’heure est à
la résistance. Des professionnels
et des usagers des secteurs de la
santé, des postes et communications
et du cinéma sont déjà sur
le pied de guerre. Nous sommes
bien loin d’une lubie idéologique
 : c’est notre quotidien et
le futur de nos enfants qui se
monnaient... très cher.

DAVANTAGE DE MONTGELAS

Le gouvernement affirme
que Montgelas, comme 113
autres hôpitaux publics,
deviennent inutiles, donc « 
régulation ». Des établissements
hospitaliers refusent de
soigner les patients bénéficiant
de la CMU. Une situation
scandaleuse s’installe en
France qui vise à banaliser le
lien qui devrait unir argent et
santé. Le comité de défense de
l’hôpital de Montgelas démontre
actuellement que le nombre,
jugé par le gouvernement,
insuffisant des actes chirurgicaux
- et qui motive le projet de
fermeture- est dû au nombre
insuffisant de... chirurgiens en
poste. C’est ce qui fait que certains
patients sont soignés
ailleurs. Les professionnels de
Montgelas qui ont rejoint le
Comité, lancent un appel : « 
faites savoir que l’hôpital est
toujours ouvert, qu’il faut continuer
à se faire soigner chez
nous ». Le risque étant effectivement
une désertion des usagers
doutant de l’efficacité d’un
établissement qui serait sur le
déclin ou préférant trouver
l’hôpital sur lequel ils pourront
compter à l’avenir. Cela réduirait
encore le nombre d’actes
médicaux et amènerait des
arguments supplémentaires au
ministère de la Santé. « C’est
davantage de Montgelas dont
nous avons besoin », l’exigence
est relayée par la municipalité
de Grigny qui couvre la façade
de l’Hôtel de Ville d’une bannière
à cette devise et la pétition
du Comité est disponible en
mairie de Grigny.

UN TIERS DES HABI TANTS DE LA CIRCONSCRIPTION SANS LA POSTE

C’est le 3 mai 2005, que la
Loi relative à la régulation de
l’activité postale est adoptée
grâce au vote des députés de la
majorité gouvernementale, dont
l’UMP Georges FENECH,
lequel préside aussi au groupe
de travail parlementaire sur
l’Organisation Mondiale du
Commerce (OMC). Le Réseau
national des élus et collectivités
hors AGCS tenant, le même jour,
une conférence de presse à
l’Assemblée Nationale, en profite
pour dénoncer le danger de
cette loi et sa relation avec
l’Accord Général sur le
Commerce des Services (initié,
rappel utile, par l’OMC). Cette
action ne suffit pas, l’application
légale se fait peu à peu.
C’est dans la presse, et en cherchant
bien, que le maire de
Grigny, également secrétaire
général du Réseau, prend
connaissance de la liste des
bureaux voués à la fermeture.
Le service rendu serait délégué
dans les mairies ou les commerces.
14 villes sont concernées sur
la 11è circonscription, soit plus
de 36 000 habitants, c’est à dire
plus du tiers de la population de
notre circonscription. Là aussi,
une pétition circule pour s’y
opposer et exprimer les besoins,
à l’initiative d’usagers et de
postiers. Elle est mise à disposition
en mairie de Grigny.

LA DIFFUSION GRATUITE DE FILMS NUIT À LA CONCURRENCE

Le ministère de la Culture,
quant à lui, préconise en juin
2005 (dans le rapport dit
Berthod) de bannir les diffusions
gratuites de films qui
représentent une concurrence
déloyale aux grands distributeurs.
Dont acte, après tous ces
mois de « négociations », la
sentence est tombée et sont désormais
interdites les diffusions
organisées par les établissements
scolaires, les mairies, les
associations de toute sorte, à
l’exception de moins d’une
dizaine d’entre elles, de portée
nationale. L’Etat se réserve la
possibilité d’autoriser des dérogations
en fonction du film et
des motivations. En tout cas,
pour ce qui concerne les
Grignerots, et pour l’exemple,
finis les Doc du Jeudi, les projections
d’été en plein air, celles
organisées en cours d’année
scolaire pour les élèves, le
Conseil municipal de jeunes et
finie toute velléité d’organiser
un quelconque festival. Là
aussi, une pétition d’opposition,
à l’initiative de professionnels
du cinéma, est à disposition en
mairie de Grigny.

Malgré la « trève estivale » le
maire de Grigny a donc décidé
d’élever une vive protestation
face à cet ensemble de mesures
en apposant deux bannières sur
la façade de l’Hôtel de Ville. Le
candidat aux Législatives rappelle
que tout ceci est imposé
par les directives de l’Union
Européenne et constitue l’application
pure et simple de ce que
le Traité Constitutionnel
Européen comportait en son
sein et qui a été rejeté lors du
référendum du 29 mai 2005. Il
appelle de ses voeux toutes celles
et ceux qui ont voté NON lors
du référendum, à rester fidèles
à leurs motivations de l’époque
et à se rallier à lui pour les
Législatives de 2007 : il est le
seul candidat qui ait fait campagne
pour le Non de gauche.

Il reste le seul candidat, porté
par Le Citoyen et maintenant
par le Collectif local antilibéral
de gauche, qui affirme ses
choix pour le bien commun de
l’humanité, pour l’égalité de
traitement de chaque citoyen,
pour la justice, sans concession
ni compromission d’aucune
sorte. « Ce qui compte, c’est de
mettre à disposition des électeurs
le candidat de rupture
dont ils ont besoin. C’est ce qui
manque depuis longtemps et
qui, par les compromissions à
gauche, par la quête du
Pouvoir à tout prix de certains,
a abouti à cette gauche molle,
de renoncement citoyen, et a
conduit grand nombre d’entre
nous à choisir le moins pire et à
souffrir toujours et encore.
Alors, quitte à faire, autant
s’exprimer clairement et fermement.
Cela n’a pas provoqué la
catastrophe annoncée lors de la
victoire du NON ! ».

Luba Bolzer


 
 
 
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