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Le CITOYEN informe le locataire de l’Elysée

Les dernières indiscrétions de notre confrère Le Canard enchaîné nous obligent à apporter une information fiable au Président de la République Française qui s’est interrogé, à juste titre, sur la comptabilité Douste-Blazienne.

Monsieur le Président de la République
Jacques CHIRAC
PALAIS DE L’ELYSEE
rue du Faubourg Saint Honoré
75008 PARIS

Le 25 avril 2005

Monsieur le président de la république française.

La presse s’est fait l’écho de votre interrogation et du mutisme de votre ministre de la Santé sur le nombre de personnes l’ayant choisi comme médecin-traitant. Notre association, qui est bien informée pour avoir fait transiter ces demandes dans sa direction, souhaite donc vous apporter un complément d’information à ce propos. Les services du ministère de la santé répandent dans la presse des chiffres erronés, qui les ridiculisent. Il nous semble être de notre devoir de venir à leur secours en rétablissant les faits.

À ce jour, Le CITOYEN est en mesure d’affirmer que le Docteur Douste-Blazy a été choisi par plus de 2 500 personnes comme médecin traitant. Pris par ses occupations ministérielles il n’a pas trouvé le temps de leur répondre et n’a pas, non plus, accusé réception des envois faits par notre association. Nous le regrettons tout autant que vous et nous nous faisons le porte parole de ces oubliés de la République et de la médecine pour que vous incitiez le Ministre Douste-Blazy à ordonner au Docteur Douste-Blazy de répondre aux sollicitations de ces milliers de patients.

A moins qu’il ne vous paraisse plus opportun de le libérer de sa lourde charge ministérielle pour qu’il puisse se consacrer pleinement à la médecine. 2 500 patients se sont portés volontaires pour lui permettre, même si géographiquement ils sont un peu dispersés, d’avoir des fins de mois confortables et de mesurer qu’il y a loin de la théorie libérale à la réalité quotidienne.

Un silence qui se prolongerait donnerait raison à celles et ceux qui hilares mais déterminés considèrent, tout de même, que votre Ministre, arroseur arrosé s’il en est, prépare la privatisation, à la hussarde, des services de soins et de santé en France. Nous y voyons, nous, une anticipation à peine voilée sur l’ « Accord Général sur le Commerce des Services » et sur les orientations même de la « constitution » européenne qui, d’après ce que nous disent les sondages et les citoyens que nous côtoyons quotidiennement, ne verra pas le jour. Permettez-nous de vous confier que ce sera un bien pour le peuple de France et ce, pour toute une série de raisons qu’il serait fastidieux de développer ici-même.

Ces mêmes hilares combatifs considèrent, aussi, que les mesures absurdes et inefficaces ordonnées par votre Ministre ne sont pas de nature à apporter un début de solution au remblaiement du « trou » de la Sécu qui se creuse inexorablement de par les retards et la mauvaise volonté (entre autre motifs, et ils sont nombreux) de quelques « patrons voyous » (comme vous n’avez pas hésité à les nommer à juste titre) qui ne mettent aucune bonne volonté à payer leurs dettes envers les organismes qui sont censés alimenter notre belle Sécu.

Monsieur le Président, aucun miracle n’étant survenu dans la bonne ville de Lourdes durant ces longues années ou Monsieur Douste-Blazy en était le maire, il était illusoire, et vous auriez dû vous en douter, d’en attendre un pendant la durée de sa charge ministérielle.

Le peuple de France est lucide et conscient de l’avenir que vous lui préparez. Le foisonnement des débats autour de la « constitution » européenne lui a ouvert plus que jamais les yeux. Il n’a nullement peur de son avenir puisqu’il a désormais décidé de se mêler des affaires publiques pour inverser la marche des choses et le qualificatif de mouton, quelle qu’en soit la couleur n’est plus de mise. Le 29 mai sera une première étape décisive qui verra l’intelligence collective balayer démocratiquement les rêves de ceux qui ont mis, délibérément, leur mandat ou la parcelle de pouvoir que leur a donné le peuple au service du libéralisme le plus exacerbé.

D’autres suivront, nous en sommes persuadés car la démonstration a été faite que le libéralisme ou la social-démocratie ne sont pas l’avenir de l’homme et qu’il est illusoire de croire qu’ils peuvent être aménagés.

Veuillez agréer, monsieur le président de la république, nos respectueuses salutations.

Daniel ROYER, Président
René BALME, Porte parole


 
 
 
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