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Catastrophe nucléaire au japon : un crime contre l’humanité

Les crimes contre l’humanité ne se limitent pas aux faits de guerre ou aux comportements de quelques dictateurs. Ils concernent, aussi, et surtout celles et ceux qui, en toute connaissance de cause ont mis la vie de milliers d’être humains en danger de mort par la création et l’installation de produits, d’outils, d’usines ou de machines en des lieux où il était évident que l’instabilité naturelle des sols pouvait entraîner des réactions de nature à les rendre incontrôlables et, de fait, hautement nuisibles pour l’humanité toute entière.

C’est le cas d’installation de centrales nucléaires sur le sol japonais soumis à des risques sismiques connus, reconnus et étudiés en permanence.
La désinformation médiatique et politique qui entoure l’accident de Fukushima, au Japon, est assez extraordinaire et l’on nous présente cet événement comme étant la résultante d’un phénomène naturel, dont l’ampleur, l’aurait rendu, quasiment, imprévisible.

Vouloir faire croire à la terre entière que personne ne savait ce qui pouvait se produire en cas de secousse sismique relève d’un « foutage de gueule » à la hauteur du décervellement de la planète ou de l’amateurisme qui guide l’industrie atomique et ses serviteurs zélés, ce qui serait plus grave encore. Nous affirmons, pour notre part, que tout ce qui s’est passé lors de cette secousse sismique était connu des autorités japonaises et de l’entreprise privée qui gère la centrale nucléaire de Fukushima. La ou les modélisations avaient été faites de longue date, forcément. Les hauteurs de vagues du raz de marée prévisible avaient été calculées et leurs conséquences étudiées minutieusement. Il en résulte que, le gouvernement Japonais qui avait confié l’exploitation d’un tel équipement à une société privée, Tokyo Electric Power (Tepco) connaissait les risques encourus et a laissé sciemment, la société Tepco, minimiser les risques pour des questions de rentabilité immédiate. C’est donc, à travers cet accident, prévisible, le procès de la société libérale et de la rentabilité maximum à tout prix qu’il convient d’ouvrir au plus tôt.

Création d’un tribunal Russell

C’est pourquoi, Paul Ariès, René Balme et d’autres ont considéré, dès le lendemain de cette catastrophe majeure, dont personne ne peut prédire les conséquences pour l’humanité toute entière à moyen et à long terme, d’appeler à la création d’un Tribunal Mondial sur les catastrophes liées au Tsunami du 11 mars 2011, inspiré du Tribunal Russell et composé de personnalités scientifiques, militantes, politiques, etc.

Cette initiative sera portée par le journal Le Sarkophage et relayée par Le CITOYEN qui vous tiendra informé de son évolution au cours des mois à venir.

Il convient, à partir de la création de ce Tribunal Mondial que soit affirmé le principe selon lequel l’homme doit être placé au centre de toutes les réflexions et que le crime écologique soit enfin reconnu comme étant un crime contre l’humanité passible des mêmes peines.


 
 
 
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