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DSK - SARKO CHERCHEZ LA DIFFÉRENCE !

Dans tous les pays où le FMI est passé, de l’Estonie à la Roumanie en passant par la Hongrie ou la Grèce, l’intervention de cette institution s’est traduite par une diminution du nombre de fonctionnaires, des coupes dans les salaires, l’allongement de l’âge de départ à la retraite et l’augmentation des impôts indirects. Comme redistribution keynésienne, pardon, mais il y a mieux !  Il aimerait être un social-démocrate, mais c’est un social-libéral.
Alors, quelle serait la différence entre les années Sarko et celles qui se profileraient sous Strauss Kahn ? La princesse de Clèves ne serait sûrement plus le sujet qui meuble les mondanités du pouvoir inculte d’aujourd’hui. Mais l’aggravation des inégalités poursuivrait sa terrible ascension. Avez-vous entendu DSK s’exprimer sur la réforme des retraites ? Surtout pas : Sarko fait tout le boulot pour lui. Et si le président sortant se prend une gamelle aux prochaines présidentielles, D. Strauss-Kahn n’aura plus qu’à se baisser pour récolter les fruits d’une réforme qui ne sera profitable qu’aux actionnaires et aux patrons, c’est-à-dire ceux qui sont le véritable fond de commerce de DSK. Avez-vous entendu Strauss Kahn à propos de la réforme des collectivités territoriales ? Il est pour ! Car cette réforme est gravée dans le marbre du traité de Lisbonne que tout «  Strauss-Kahnien  » qui se respecte ne reniera jamais ! Et pour cause : l’actuelle politique européenne est cautionnée par le FMI. Rappelez vous du cas de la Grêce.
Dans cette période de nécessaire confrontation avec la finance mondiale, la question est de savoir qui aura suffisamment de cran pour entrer dans un rapport de force. Un responsable qui aura été, pendant cinq ans, l’organisateur en chef des politiques d’austérité dans tous les pays ne nous semble pas le mieux placé pour faire exactement le contraire, au nom de la France. 

DSK AIMERAIT ÊTRE UN SOCIAL-DÉMOCRATE, MAIS C’EST UN SOCIAL-LIBÉRAL 

Le pedigree est certes plus glorieux que l’actuel agité de l’Elysée : Licence de droit public, Doctorat en sciences économiques, Master de sciences politiques… Le parfait bagage pour qui veut laisser son nom dans l’Histoire sur fond de mondialisation. Et quel parcours ! jugez plutôt : Maire de Sarcelles (18/06/1995 - 03/06/1997) ; Ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur (03/04/1992 - 29/03/1993) ; Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (04/06/1997 - 02/11/1999) et Directeur général du FMI (depuis 2007). Voilà pour les états de service du « challenger socialiste », qui met tout en oeuvre pour se faire désirer.

Tout ça c’est très bien, mais est-il vraiment de Gauche ? Il est membre du PS et a été ministre du gouvernement de Lionel Jospin. Mais à côté de ce qu’il est, il y a ce qu’il fait comme directeur général du FMI. Et là, son bilan n’est pas de gauche. Il aggrave la traditionnelle politique de brutalité sociale et d’aide à la prédation financière de ses prédécesseurs au FMI. Un homme de droite ne s’y prendrait pas autrement.

llustration : Ibara


 
 
 
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